Le métro désaffecté – repaire de résistants

Au fil des siècles, Päris s’est bâtie et élevée en couches successives, de plus en plus loin, de plus en plus haut. Désormais les castes bourgeoises vivent dans les hauteurs, et les plus démunis se cantonnent dans les ombres des immeubles colossaux. Mais l’on peut descendre plus bas encore, bien plus bas. Et si vous décidez de vous y aventurer, prévoyez d’être bien armé, et d’avoir le cœur bien accroché, car c’est là que vivent les créatures nées de la décadence du monde, immondes et dangereuses bêtes féroces, endurcies par des siècles de pollution et de maltraitance.

Plus vous vous enfoncerez dans les entrailles de Päris, plus vous remonterez le temps. Les matériaux en acier et béton de synthèse cèderont place à des décors plus sombres et anciens, les rues seront éclairées par la lumière jaunâtre des lampadaires, avant que vous ne pénétriez sous terre, dans les réseaux souterrains désaffectés du métro, des conduits électriques, et des catacombes.

C’est là, dans les profondeurs de la capitale mondiale, qu’est née la Compagnie des Ombres, c’est là qu’elle y a établi son quartier général à l’insu de l’Aube Rouge et qu’elle mène la lutte contre l’oppression.

Dans les ruines de la station de métro « Ärsenal », la Compagnie des Ombres se tient à l’abri des créatures meurtrières qui se cachent dans les tunnels et établit ses plans de guerre contre le gouvernement. Toute une portion du métro a été ainsi aménagée en plusieurs pièces, parfois très vastes, avec des utilités dédiées à l’armement, au manger et au boire, à la toilette ou encore au repos et à la fête. Danger néanmoins à tous ceux qui s’écarteraient des portions dominées par la Compagnie, car dans les ombres, la mort rôde.