Descriptions et ambiances

Au menu de cette section quelques descriptions de secteurs pärisiens qui pourront peut-être vous aider à vous projeter dans l'univers de Break Dawn.

  • La Terre en 2515
  • Les Bas-Fonds
  • Les quartiers chics
  • L'Avenue des Plaisirs
  • Les zones de guerre
  • Les usines
  • Le Bar Barre (lieu de conversation instantanée [Chat]
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La Terre en 2515

Le début du deuxième millénaire a été pour la planète Terre une période cataclysmique et, bien qu'elle eût déjà subit de nombreux préjudices au cours des siècles précédents, rien ne peut être comparé aux événements qui eurent lieu à partir des années 2100. A cause des nombreux abus de l'Humanité, comme l'exploitation du pétrole, du gaz naturel, de l'uranium ou encore du charbon - matières premières qui mettent des siècles à se reconstituer - ou encore de l'aggravation de la pollution industrielle et privée, la Terre s'est progressivement affaiblie. Son atmosphère s'est réchauffée et, comme chacun le sait, les conditions météorologiques se sont fortement, et rapidement, dégradées. Certaines zones du globe terrestre, comme l'océan indien et le nord de l’Amérique, se sont rapidement trouvées en proies aux ouragans quasiment perpétuels, et l'Humain n'a eu de cesse que de trouver un refuge hors de son habitat devenu hostile : vers les étoiles.

Bien sûr, la conquête spatiale a généré son lot de querelles et de guerres, infligeant à la Planète Mère de nouveaux stigmates irréparables, marquant la terre nourricière de cicatrices et cratères gigantesques à l'aide d'un arsenal nucléaire dont les réserves étaient suffisantes pour atomiser le système solaire tout entier.

Mais l'explosion solaire marqua, en 2365, la fin de cette folie destructrice.

Pourtant, 200 ans plus tard, la nature est encore bien loin d'avoir repris ses droits. Les jungles, jadis luxuriantes, ne sont plus que friches, recouvrant à peine, et lentement, les machines qui taillaient jadis les arbres en pièces. L'Australie et la Nouvelle-Zélande, noyées sous les eaux, ne sont plus habitées que par des poissons toxiques impropres à la consommation. Les anciennes régions de Russie ont été dévastées par un hiver nucléaire sans pitié, le continent Américain a été scindé en deux entre San Diegö et Huston et les Pôles ont presque entièrement disparu sous les eaux.

La montée des eaux, justement, a grandement menacé d'engloutir la totalité des continents mais les humains restés sur Terre, bientôt aidés par leur nouveau gouvernement, mirent tout en oeuvre pour empêcher certaines zones d'être immergées. Grâce à la technologie et aux plus brillants cerveaux du 24ème siècle, l'on pu sauver l'Europe presque entièrement à l'exception d'une partie des îles britanniques et du nord continental. L'Amérique du Nord fût aussi relativement épargnée, mais les mégalopoles durent s'employer à s'agrandir en hauteur car la montée des eaux allait perdurer plusieurs années encore, avant de se retirer de certaines régions, laissant des portions entières de côtes dévastées, polluées, radioactives.

Certaines campagnes, notamment dans les montagnes, sont encore occupées par des villages et de petites villes. On y pratique l'industrie agroalimentaire et la collecte d'eau douce notamment.

D'une manière générale, le climat terrestre est particulièrement instable, tempêtes, ouragans et autres dépressions pouvant se former à tous moments en raison du nombre inédit des courants d'air chauds et froids parcourant le ciel, et des courants marins tout aussi variés et déréglés. Les pluies et les rivières charrient une importante pollution, notamment dans les zones urbaines, où elles sont acides et parfois même radioactives. Le manque de lumière dû au soleil mourant a fortement affecté une végétation qui croît dans l'ombre, épineuse, malodorante, toxique, tout comme la faune qui doit s'adapter à se nourrir d'aliments nocifs rendant les bêtes agressives et difformes.

Les Bas-Fonds

Au plus profond du mille-feuilles dont est constitué la capitale de l’Aube Rouge se trouvent des endroits qui n’ont plus vu la lumière naturelle depuis des siècles. Des lieux où des créatures sombres évoluent dans les ombres. Des décennies de pollution, de déversement de produits toxiques, parfois radioactifs, et l’évolution grandiose de la ville vers les hauteurs ont permis à une faune particulière de se développer dans les profondeurs de la ville.

L’ancien métro a été oublié, sans parler des catacombes, et les monuments principaux ont été démolis pour être rebâtis en surface, plus grands, plus pompeux que jamais. Les Champs Eliseys, le Boulevard Voltayre, la Place de la Bastillës, autant de lieux qui existent en doubles, l’un, sombre, tortueux, en ruine, dans les bas-fonds, l’autre étincelant et somptuaire, dans les hauteurs.

C’est dans les profondeurs de la Capitale que l’on trouve les rebus de la société, les opprimés, mais aussi la pègre, à laquelle l’Aube Rouge laisse une certaine latitude, car le crime organisé lui sert à contrôler le bas peuple, et ce dernier peut s’enrichir tant que l’Aube Rouge ferme les yeux. Donnant-donnant.

C’est dans ces bas-fonds que la Compagnie des Ombres émerge, entre prostitution, trafic de drogue et guerre de gangs. Plusieurs barons de l’obscur sont engloutis par la force rebelle qui prend peu à peu le contrôle de nombreux quartiers mal famés et détourne l’économie criminelles au profit de sa révolution.

Si ceux qui s’annoncent comme les libérateurs de l’Humanité en émergent, les bas-fonds demeurent une zone à éviter pour toute créature qui tient à sa vie et à son intégrité physique. Il y règne un climat obscur et enfumé, un seul regard peut mettre le feu aux poudres, et des créatures oubliées depuis des siècles perdurent dans les ténèbres les plus profondes.

Les quartiers chics

Vue d’en bas, Päris est une ville sombre et profonde. En coupe transversale, on dirait un mille-feuilles de béton et de métal, l’entassement d’immeubles bâtis sur des immeubles, bâtis sur des ruines. D’en dessus, en revanche, Päris est une ville resplendissante, aux nombreux espaces verts dont les arbres, aux sommets d’immeubles, dissimulent sous leurs branches la circulation des voitures volantes et des aéronefs. La ville est dominée par la gigantesque Tour Eiffël, qui brille de mille feux et étend son ombre rassurante sur les quartiers chics de Päris, dans lesquels vivent les plus hauts dignitaires de toutes les castes, leurs familles, et les employés privilégiés.

Proches du ciel, à des centaines de mètres d’une surface qu’ils ne distinguent même plus, la noblesse et la bourgeoisie occupent des appartements qui représentent parfois plusieurs étages d’immenses buildings entourés de verdures. Des avenues en dur relient plusieurs de ces buildings, véritables ponts jetés par-dessus les tréfonds de la capitale, et accueillant des parcs, des centres commerciaux ou encore des casinos et des restaurants chics. Les privilégiés y passent tout leur temps libre, soit la majeure partie du temps pour ce qui est de la noblesse, à se prélasser et à dépenser son argent.

A ces hauteurs, extrêmement protégées par les forces de l’ordre, la guerre qui gronde dans les profondeurs n’est pas encore parvenue à inquiéter les riches partisans de l’Aube Rouge qui s’imaginent bien évidemment que le Guide Suprême saura sans peine étouffer la révolte dans l’œuf. En attendant, privés des astroports qui leur auraient permis de voyager, ils profitent des terrasses, du golf géant et de tout le confort qui leur est réservé, là, bien à l’abri de la Tour Eiffël.

Les zones de guerre

Si la guerre civile initiée par la Compagnie des Ombres à l'encontre de Päris s'est généralisée d'un point de vue mondial, les principaux affrontements ont, eux, lieu dans la capitale, de façon aléatoire et en fonction des objectifs ciblés par la Compagnie des Ombres la plupart du temps. C'est cette dernière qui a l'initiative, mais pas forcément l'avantage, en profitant des réseaux souterrains qu'elle a appris à connaître parfaitement. Ainsi, les batailles se déroulent en général bien loin du centre ville pärisien, celui-ci ne contenant plus vraiment d'objectifs stratégiques utiles à la Compagnie des Ombres depuis la destruction des astroports, si ce n'est la Tour Eiffël, encore hors de portée des milices amateures dirigées par le Capitaine Nävis.

Mais il est de notoriété publique, pour tous les pärisiens, que le conflit se rapproche progressivement des beaux quartiers et, de fait, dans la banlieue et des bas fonds, les combats ont tendance à se concentrer désormais sur des objectifs précis tels que les centrales bio-énergétiques ou les centres de réimplantation organique.

Les bas niveaux sont constamment en proie à de violents affrontements et la population défavorisée de ces quartiers est soumise à un couvre-feu strict tandis que de nombreuses zones ont dû être évacuées, parfois par l'Aube Rouge, parfois par la Compagnie des Ombres, afin d'éviter le maximum de pertes humaines. Chaque camp se sert également des toutefois nombreuses pertes civiles afin de servir sa propagande propre, et nombreux sont celles et ceux qui rejoignent alors l'un des deux camps. Par conviction, ou par vengeance suite à la perte d'un être cher. Au final, presque toute la banlieue pärisienne est en proie aux combats, et les civils qui continuent d'y demeurer sans prendre parti sont souvent molestés et pillés.

D'une manière plus précise, les combats se sont intensifiés, et durent depuis plusieurs semaines désormais, dans les rues étroites de Lesvallois-Perrët, non loin au nord de la Tour Eiffël. Cette zone comprend des rues extrêmement étroites entre des immeubles qui figurent parmi les plus hauts de la ville, aussi préfère-t-on généralement s'y déplacer sur les toits, rendant les affrontement plus dangereux que jamais puisque il y faut à la fois éviter les coups, mais aussi les trous.

A l'est, le vénérable Château de Vincën a été investi par la Compagnie des Ombres, où le Capitaine Nävis a installé la première antenne en surface de son quartier général, toute la zone proche a été minée et les combats se concentrent en particulier dans le Val-de-Marne et les ruines du centre commercial gigantesque du Val de l'Aube.

Au sud, les rebelles font face à une importante résistance de la part des forces patriotiques de l'Aube-Rouge aux environs de la plaine de Montgeant. Dans un paysage entièrement dévasté, les rudes combats ont transformé l'ancien éco-quartier en un champs de bataille des plus sanglants.
 

L'Avenue des Plaisirs

L’Avenue des plaisirs est une grande artère des quartiers moyens de Päris, à savoir qu’elle se situe à mi-chemin des bas-fonds et des quartiers chics de la surface. Elle est surnommée ainsi du fait de sa proportion importante de bordels, bars et points de shoot. Son nom officiel est l’Avenue Bégourd, du nom d’un héros passé de l’Aube Rouge.

La prostitution y est tolérée, de même que le deal de drogues, mais selon certaines règles et dans les limites d’une qualité reconnue. L’on pourrait résumer les lieux comme un quartier libertin accessible à un public relativement aisé. Les établissements sont parfois très chics, à l’instar du complexe Pigälle, célèbre pour son cabaret mondain et ses prostitués (mâles et femelles) aux manières raffinées, mais aussi plus humbles. Tout le secteur est étroitement surveillé par des agents de l’Aube Rouge, qui gèrent le commerce du plaisir avec beaucoup de professionnalisme.

On y trouve donc une clientèle issue de la noblesse ou des niveaux ouvriers supérieurs, il n’est d’ailleurs pas rare que des dignitaires de la Compagnie des Ombres, protégés par un anonymat relatif, y passent du bon temps pour se détendre.

Sexe, alcool et drogue y sont accessibles contre espèces sonnantes et trébuchantes, et quelques spectacles pornographiques publics y sont organisés et parfois retransmis sur les chaines de l’holonet selon le concept très répandu de l’holo-réalité. Une émission est particulièrement populaire en ce 26ème siècle : « Last Virgin », qui réunit un casting d’une vingtaine de jeunes hommes et femmes vierges, extrêmement rares dans un monde où les naissances annuelles représentent à peine 40'000 enfants, et dont le vainqueur consacré sera celui qui n’aura pas succombé aux charmes des prostitués de luxe qui partagent leur habitat clos pendant six mois.

L’Avenue des plaisirs, pour la noblesse et les célébrités, c’est LE lieu où se distinguer.

Les usines près de Päris

La folie des hommes a laissé de nombreux stigmates sur cette terre, qui fût jadis une réserve naturelle. Annexée par l’Aube Rouge pour y bâtir de gigantesques entreprises autrefois rayonnantes de modernité et de technologie, la zone de production de Päris n’est plus qu’un amas de métal, de verre, et de béton noirci par la pollution. L’air y est vicié, putride, et d’épais nuages noirs stagnent en permanence, déversant de temps à autre une pluie acide, brûlant les peaux les plus fragiles. Les artères sont jalonnées des vestiges de panneaux solaires datant d’avant la destruction du soleil, de déchets et les derniers arbres qui subsistent suintent d’un liquide grisâtre bien éloigné de la couleur ambrée de leur sève de jadis.

Les quelques créatures d’origine animale peuplant les rues sales de ce quartier multiplient les anomalies génétiques : membres supplémentaires ou manquants, déformations du squelette… Ces gueules cassées contemporaines sont le reflet d’une humanité ayant découvert les limites d’une automatisation bien trop gourmande en énergie.

A l’intérieur des usines grouille une armée de travailleurs exploités, incités à se cantonner à ces lieux d’esclavage à peine camouflés. « Par le travail passe le contrôle » semble être la doctrine qui anime les classes dirigeantes de ces ateliers démesurés. Tout y est pensé pour que les ouvriers ne puissent en sortir : dortoirs sans intimité, cantines, terrains de basket, espaces sanitaires collectifs, contrôle des identités et primes accordées selon le temps de présence.

Et pourtant, la plupart des travailleurs ressentent une certaine fierté à ce que leur travail serve les intérêts de l'Humanité et de son Guide éclairé.

♦réd. Peste

Le Bar Barre

“Vermine, crasse, substances hallucinogènes, alcools frelatés et MST.” Telle est la phrase que l’on peut lire au dessus de la porte en chêne noircit du Bar Barre, de quoi repousser les moins téméraires et limiter les visites des hautes sphères de l’Aube Rouge.

Et pourtant, il s'agit d'un endroit un peu hors du temps, où chacun y trouve son compte. Le patron, Glenn, est un rouquin amateur de whisky, vêtu d’un kilt crasseux et d’une (trop) petite veste en cuir noir dont l'apparence tranche avec la voix fluette de son porteur, comme celle d'une petite fille. “Alors mon gars?! Qu’est ce que j’te sers?! Pardon, tu préférerais que je t’appelle ma garce?!”

Sur le comptoir en bois, recouvert d’un laiton tâché par de trop nombreuses traces d’alcool et autres substances, l'on peut s'accouder pour débattre de la politique totalitaire de l’Aube Rouge, développer les tactiques des prochains coups de putes ou parler de ses derniers ébats avec Daisy, celle qui, dans l'obscurité, paraît jolie, vêtue de porte-jarretelles et lançant des œillades à la cantonade depuis l’une des alcôves du bar.

Envie d’intimité? L’épaisse fumée et les nombreuses tables situées dans des coins d’ombre sauront accueillir comme il se doit ceux qui dissimulent leurs tractations.

Intrépides? Pénétrons donc plus profondément dans cette antre. Après avoir traversé un petit couloir enduit de béton suintant l’humidité, voici que se présentent trois portes ouvragée dans un métal si épais qu'elles étouffent les bruits de la salle principale.

Derrière le premier huis : un univers bleuté à la chaleur humide, sonorisé par une musique electro-goth trop forte et distordue. Si on supporte le bruit, on peut y profiter de bains bouillonnants, d'un bar à oxygène compatible avec d’autres substances et d'un hammam.

La deuxième porte happe le client au son voluptueux de la guitare, du violon et des contrebasses. On s'y prélasse sur les piles de coussins et on y profite en paix d'une petite pipe (à opium), entre autres. Un endroit propice à l’oubli.

Troisième porte. Troisième ambiance. La salle de jeux. Roulettes, tables de poker, black-jack et jeux de dés. Ambiance tendue, métallique, froide. Ici, le jeu c'est du sérieux, car bien souvent, on y joue sa propre vie...

On peut s'y rendre par ici

♦réd. Peste